Le défi 28 jours sans alcool, un défi personnel pour lutter contre la toxicomanie

Cette année, je me suis inscrite pour la première fois au défi 28 jours sans alcool pour la fondation Jean Lapointe. Quand j’en parle autour de moi, les gens me répondent régulièrement qu’ils en seraient incapables. Questionnant non? Je ne dis pas que ce sera facile, loin de là, car l’alcool fait partie de notre routine hebdomadaire. Mon mari et moi apprécions notre apéro en faisant la bouffe, nous trinquons à nos bons coups et nos moins bons et nous aimons beaucoup découvrir de nouveaux produits locaux. Nous buvons de façon responsable, sans abus et je nous considère très chanceux. Ce n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde.

Juste un p’tit verre

Je suis privilégiée d’avoir eu une éducation adéquate qui m’a permise d’avoir accès à toute l’information concernant la consommation d’alcool et de drogues, surtout durant la grossesse. J’ai eu deux grossesses durant lesquelles je n’ai pas consommée une goutte d’alcool. Pourtant, on m’offrait souvent un verre, juste un p’tit verre, qui ne fera rien au bébé t’sais. Je le refusais mais les gens insistaient. Pourquoi me titiller en trempant mes lèvres dans un verre alléchant de stout alors que je me pourrais tout simplement m’abstenir pour mon bien et celui de mon bébé. Et si nous nous mêlions de nos affaires et arrêtions de mettre de la pression sur ceux et celles qui ne veulent pas consommer.

Une quille de Boomrang avec ça?

Avant de devenir mère, je faisais le party. Pas mal le party. J’en ai bu des shooters et des quilles de Tornade ou de Boomrang pour être cool et non pas parce que c’était particulièrement bon. Je n’ai jamais fait de grosses conneries mais mon destin aurait pu être pas mal plus tragique comme d’autres de ma génération qui ont pris certaines mauvaises décisions. Maintenant que j’ai des enfants, je vous avoue être inquiète. Inquiète de leurs choix et surtout de ceux des autres.

La fondation Jean-Lapointe pour lutter et sensibiliser

J’ai décidé de m’inscrire au défi 28 jours pour me recentrer et repenser à ma propre consommation d’alcool mais également pour donner une tribune à cette cause trop souvent stigmatisée. N’oubliions pas que la dépendance est une maladie souvent accompagnée d’autres troubles pas toujours diagnostiqués. Nous avons tendance à juger les toxicomanes, à leur coller des étiquettes et à vouloir à tout prix les écarter de notre société qui banalise la consommation et qui minimise l’impact de cette dernière sur la santé. Il faut en parler avec nos enfants, il ne faut pas avoir peur d’utiliser les mots  » dépendance » et  » toxicomanie ». La prévention demeure le meilleur moyen de nous assurer d’une consommation responsable et c’est notre devoir en tant que citoyens, parents et média de permettre cette transmission d’informations juste et sans jugement.

Je vous invite ainsi à participer au défi 28 jours sans alcool en joignant l’équipe Ma banlieue:

https://defi.leclub28.com/fr/t/466.

Vous pouvez faire un don, vous joindre à l’équipe pour relever un des défis proposés ou partager cet article. Tous les gestes sont nobles, il suffit d’en parler!

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