Quand être blogueuse n'est pas toujours considéré comme un travail sérieux

Il y a bientôt quatre ans que j’ai trouvé ma passion pour le monde du blogue et de l’écriture. J’y pense presque 24 heures sur 24 et je suis constamment en quête de nouveau contenu. Je me passionne pour les petits éléments anodins de la vie quotidienne, les enjeux sociologiques, la mode, les réseaux sociaux et la culture. Je consomme les blogues de mes collègues, je m’en inspire et j’y ai rencontré de merveilleuses personnes qui, comme moi, se passionnent pour la blogger life. Cette vie qui relève d’un travail acharné, d’un cerveau qui ne prend jamais de pause et d’un état d’esprit qui est toujours prêt à réagir à l’actualité qui change sur un dix cents.

Crédit: PIxabay/Kaboompics

Bien que je n’aille aucune formation en journalisme ou en communications, j’ai travaillé plus que fort dans les dernières années pour être prise au sérieuse dans mon rôle de blogueuse. Je gravis les échelons et je ne cesse de chercher à améliorer mon contenu, sa pertinence et je tente de rester authentique et près de mes valeurs à travers tout le chaos que peut apporter le web. Je me couche le soir complètement vidée car bien que je considère mon blogue comme un  »travail », je ne peux malheureusement pas en vivre. Je combine donc ma profession d’éducatrice spécialisée, mon rôle de maman de deux jeunes enfants et mon blogue.

J’ai cependant remarqué qu’aux yeux des gens, être blogueuse n’est pas considéré comme étant un  »vrai travail ». Je me fais dire que je suis chanceuse de pouvoir assister à des événements, que je reçois des produits gratuits sans penser à l’importante charge de travail qui se cache derrière ses soirées mondaines. La compétition est féroce sur le web. Les gens ont le choix d’une quantité faramineuse de contenu, pas tous pertinents je vous l’accorde. Les compagnies veulent des statistiques. Or, depuis que Facebook et Instagram ont changé leurs algorithmes, la portée de chaque publication est de plus en plus faible. Il faut donc payer pour être vus. C’est bien difficile de débourser du cash lorsque nous n’en recevons pas vraiment n’est-ce pas? Un beau p’tit catch 22.

Crédit: Giphy

Quand vous êtes assis sur le bol, que vous parcourez le fil d’actualité et que vous prenez le temps de lire un article qui a su capté votre attention, prenez deux secondes pour penser à la personne qui a signé ce billet. Je passe plus d’une heure par article, pour y trouver les bons mots, les bonnes images et de m’assurer de le publier au moment le plus opportun de la journée. Un blogue qui n’a pas de contenu quotidien mourra rapidement. En plus des articles, je sollicite les entreprises, les agences de relations publique, les petites compagnies qui voudraient bien collaborer avec la mienne. J’y consacre près de cinq heures par jour. Je me couche tard le soir, pour pouvoir préparer les publications du lendemain une fois que ma famille est nourrie, lavée, aimée et couchée.

Être blogueur est un job qui mérite autant de respect que n’importe quel autre. Bien que je considère que je ne sauve pas de vie, je pense humblement que certains articles peuvent aider certaines personnes à se sortir d’une solitude, à ouvrir les yeux quant à certaines situations sociologiques ou à mettre un p’tit sourire aux lèvres lors d’une journée où il aurait été préférable de rester au lit!

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