Janvier morose

Je n’ai jamais pensé être autant affectée par le maudit mois de janvier. Est-ce que c’est le froid ou les interminables rhumes de mes enfants, je ne saurais le dire. Dans le fond, c’est un heureux mélange de tout cela ensemble. C’est comme si l’adrénaline des fêtes retombait en pleine face sur le béton. Je suis tellement habituée que ma vie roule à 100 km/h que ce petit répit forcé me rentre dedans solide. Cette tranquilité qui me cloue à l’intérieur, ces microbes qui ne cessent de se multiplier me laissent en mou, noyée de morve et de larmes. Ces larmes qui m’épuisent en silence car ce n’est pas beau de le dire à voix haute.

J’ai lancé un appel tantôt car j’avais besoin de sortir de chez moi, de m’entourer d’amis mais je n’ai eu aucune réponse. Je n’en veux à personne car c’est un peu ça la vie en 2017. On se soutient à distance, à coups de « j’aime » et de p’tits cœurs. C’est correct. Je pense à toutes celles qui, comme moi, ont besoin d’un « break » pour se retrouver, ne serait-ce le temps d’un pédicure.

Pour faire un pied-de-nez au froid, j’ai enfilé mon manteau et mes grosses bottes et je suis allée marcher. J’ai apprécié la solitude et le froid qui gelait mon cerveau assez pour l’empêcher de penser. En revenant, j’ai pris ma douche et je me suis maquillée, pour moi. Je n’hais pas l’hiver, ni le froid; j’hais janvier et sa morosité. Je l’attaquerai, une petite marche à la fois.

Crédit: JanMallander/Pixabay

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